Je suis dégoûtée

Le bouffon - Collection Marielll

Extrait du quotidien La Presse : Samedi, Elon Musk a promis qu'il distribuerait un million de dollars par jour, jusqu'à l'élection du 5 novembre, aux personnes qui signent une pétition en faveur du premier amendement, qui protège la liberté d'expression, et du deuxième amendement, qui garantit le droit de "garder et de porter des armes". 


Je suis soufflée par la nouvelle. La goutte qui fait déborder le vase. 

De quelle liberté d'expression parle-t-on, ici, aujourd'hui, chez nos voisins américains. 

Celle qui permet à un prétendant à la présidence de parler de son adversaire en la qualifiant de rognure d'ongle. 

Je ne comprends pas. Je ne m'explique pas ce qui se passe aux États-Unis. 

Je regarde aller le prétendant à la présidence via les médias traditionnels. Je le regarde dire et dédire et... danser.

Il transgresse allègrement toutes les règles de la démocratie. 

Il se targue à dire qu'il pourrait tuer n'importe qui sur la rue sans être inquiété. 

Il conteste tout ce qui ne le sert pas, notamment les résultats électoraux et n'hésite pas lui-même à traficoter pour l'obtention de votes illégaux.  

Il fomente une insurrection contre le nouveau gouvernement élu. Il crache impunément sur la démocratie. 

Il méprise et flirte tout à la fois tout ce qui n'est pas "blanc" en autant que ça serve ses intérêts. 

Il piétine la mémoire des soldats morts au combat en alléguant leur faiblesse, et n'hésite pas à fouler leurs tombes pour tirer quelques clichés à saveur électoraliste.

Il annonce sans coup férir que s'il est élu le 5 novembre prochain que ce sera les dernières élections aux États-Unis. 

Oubliant qu'il est lui-même petit-fils d'immigrants (grand-père allemand et grand-mère écossaise), il prête à ses "pairs" des crimes sordides. En omettant son choix odieux, en début de mandat comme président, de séparer des milliers d'enfants de leurs parents pour dissuader l'immigration "clandestine". Encore aujourd'hui, près de 1000 enfants n'ont toujours pas retrouvé leurs familles. 

En pleine campagne électorale, il vend des chaussures, et plus récemment des bitcoins en s'acoquinant à un influenceur montréalais.  Kamala Harris ou n'importe quel autre candidat à la présidence, ferait le dixième des transactions, des tractations financières pour financer sa campagne, ses procès que lui-même se permet et parions qu'elle serait mise au pilori. 

Faut se le dire. Tout le monde ment en période électorale, Kamala Harris n'y échappe pas. 

Mais avec Trump, on n'est plus dans le mensonge. On est dans le délire : l'avortement à neuf mois, les chiens au menu des immigrants haïtiens... un délire n'attend pas l'autre. 

Vous pensiez avoir tout vu.  C'était sans compter sur le milliardaire Elon Musk à qui nous devons la cerise sur le sundae: la fameuse loto. 

Je suis dégoûtée. 

La démocratie américaine est gangrénée et la gangrène se répand.  Je suis inquiète : pas tant pour le 5 novembre, mais plus pour ce qui pourrait arriver au lendemain des élections chez nos voisins. 

Qu'il soit élu ou pas, j'ai le sentiment que ça va brasser. 

À suivre... 

Marielle Langlois








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